Des visiteurs... venus d'ailleurs... OooooOOooOOoh !

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Veuillez patienter



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____________________Secteur 7 - Salle d'attente
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Sal'tations vojeurs !


_____Dans l'espace intersidéral qu'est l'internet, se sont rencontrées il y a de celà pas mal de temps
_____deux auteurs, qui se sont tout de suite entendues. Chacune ayant à son actif au moins deux
_____fictions, et pas vraiment de temps à cause de leurs études, elles en furent réduites aux textos,
_____mails et articles hors-lignes. Pourtant, quelque chose leur manquait.

_____Chacune d'entre elle avait essayé un jour l'expérience d'une fiction à deux, et chacune d'entre
_____elle avait adoré. Mais voilà, toutes les bonnes choses ayant une fin, ce temps est désormais révolu.
_____Est ?
_____Non, était !


_____Car Mio et Tiphs s'associent pour la première fois, et c'est avec plaisir qu'elles vous présentent
_____leur nouvelle fiction: Chemical-Humanity - Humanité Génétiquement Modifiée ! Tadam !




_____En espérant que vous aimerez, nous vous laissons accéder au secteur suivant.
_____Veuillez décliner votre idéntité.









____________________Secteur 8 - Centre des Informations
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_____Ce lieu est soumis à une stérilisation permanente, merci de vous désinfecter avant et après
_____passage, et de le laisser propre.

Merci.___________



_____Ca semblait couler de source, mais c'est toujours bon à préciser: cette déco, c'est Tiphs qui l'a
_____inventée de toutes pièces, du premier crochet au dernier. Si vous vous en "inspirez fortement",
_____un lien est recquis. Prenez-nous pour des connes et ça va chier.

________Simple question de respect.



_____Les mises à jours se feront très aléatoirement. Mio étant là tout les 36 du mois, elle écrira quand
_____elle en aura le temps et l'envie. Pour Tiphs, c'est la même chose ^_^

________So be patient, please.



_____Pour ceux qui ne nous connaissent pas, nos blogs sont dans nos favoris x)





Enjoy !







# Posted on Thursday, 15 November 2007 at 2:31 PM

Edited on Monday, 07 April 2008 at 11:12 AM

Trailer ! ! !



Trailer


____________Cast:


____________Elizen - Kate Beckinsale_____________________________________Hakou - Kaoru
____________Nalya - Winona Ryder___________________________________'-__Ness - Miyavi
____________Francesca - Pink__________________________________________Bébert - Topher Grace
____________Marguerite-Marie - Emmanuelle Béart________________________Soren - Jared Leto




And others . . .




# Posted on Friday, 16 November 2007 at 10:26 AM

Edited on Saturday, 26 January 2008 at 5:32 AM

Prologue

Prologue


- Maman ! Maman !


Je me retourne. Mes enfants jouent dans le jardin. Pas trop violemment, car Evan souffre d'asthme à un stade critique. Comme beaucoup d'enfants de nos jours. J'avance d'un pas angoissé vers la baie vitrée qui donne sur le jardin.

Nous avons dû le couvrir récemment, à cause du nuage radioactif qui recouvre l'hémisphère Nord. Les pluies acides n'arrangent rien non plus. La bulle de verre qui recouvre notre jardin nous a, pour ainsi dire, ruinés. Mais c'était obligé. Je me voyais mal obliger mes enfants à sortir vêtus de ces énormes combinaisons de survie. Ils sont trop jeunes, ils ne comprennent pas.
Cette bulle, c'est leur oasis. Notre oasis, à nous pauvres humains.


Evan et Emily sont sous le chêne. J'accours. Je ne sais que trop ce qui se passe.

- Emily, tu lui as donné sa ventoline ?
- Oui maman, mais ça ne marche pas !
- Evan ! Evan, calme-toi. Emily, va chercher l'oxygène s'il te plait. Vite !



Emily peut courir. Emily n'est pas asthmatique. Elle est diabétique et souffre de problèmes hypophysaires communs de nos jours, et suis des traitements. Mais Evan...
Je le sens qui étouffe. Je tapote son dos, mécaniquement, pour lui dégager les poumons.
Mon Dieu, aidez-le. Ne me l'enlevez pas. Pas mon Evan. Pas lui. Pas mes enfants.
Pitié...


- Maman !

Emily est là. Je lui arrache l'appareil des mains et le plaque sur le visage d'Evan.
Juste à temps.

Le coeur serré, je sens ses spasmes se calmer, s'espacer. Il recommence à respirer. Difficilement, comme s'il était essouflé par un marathon, mais il respire.
Je lui souffle des paroles rassurantes d'une voix que j'essaie de ne pas faire trembler. Ma main caresse ses cheveux fins, et je sens la vague de panique qui m'avait emporté me ramener sur le rivage.

- Maman, je crois qu'il va bien.

Ma fille m'essuie une larme. Elle n'a que douze ans, mais combien de fois a-t-elle sauvé son frère ?

- Va te reposer maman. Je m'occupe de lui.
- Non Emily... C'est sa cinquième crise en deux jours, je... je vais l'emmener se coucher.
- Bon.



Je prends Evan dans mes bras et commence à rentrer. Tout cela est tellement angoissant, mais tellement banal...

- Heu... M'man ?
- Oui chérie ?
- J'peux sortir ?
- Oh, je ne sais pas trop...
- S'ilteplaits'ilteplaits'ilteplaiiiit !


Je soupire. Elle sait comment s'y prendre la coquine.

- Bon... Vas-y, mais n'oublie pas ta combinaison.

Elle fait la moue. Mais finit par s'y résigner. Je vais coucher Evan dans son lit et redescends dans le salon.
Je me passe un peu d'eau sur le visage, pour me calmer. Dans mes mains, la télécommande allume le poste sur les informations.


Ils prévoient un nouvel orage magnétique d'ici deux jours, et des pluies rouges ont ravagé l'Inde et le Bangladesh. Au Groënland, un tsunami a provoqué la scission d'un morceau de glace gros comme l'île de Crête. Rien de bien nouveau de ce côté-là.
Mais ce ne sont pas les bulletins météo que j'attends.

Après l'annonce de quelques cyclones autour de l'Ecosse et de Miami vient les nouvelles du gouvernement.
Ces derniers temps, ils mettent en place de nouvelles mesures tous les jours. Il y a bien quelques manifestants, mais leur cause est vaine, alors bon...
Le jingle démarre, la date s'affiche.
3 mai 2278.
Le présentateur apparait.


Après la pénurie de biocarburants, c'est au tour des salades de ne plus trouver de champs assez fertiles pour les accueillir, le nouveau ministre de l'agriculture, qui a déclaré...


Tiens ? Nous avions encore changé de ministres ? Tss. Comment pouvait-on avancer dans ce cas ?


"Et de nouvelles mesures concernant la vie quotidienne: le président de la république a décrété hier avoir les moyens de calmer la mortalité qui sévit dans tout le globe. Il a d'ailleurs rencontré Monsieur Sharp et a conclu avec lui un accord sur les avancées génétiques."


Trèves de simagrées. Ce journaliste tournait autour du pot.


"...légalisant ainsi les manipulations génétiques telles que celles mises au point pour le clonage, sans toutefois en abuser."


Hein ?


"...et désormais toutes les maternités seront équipées de ce service afin de prévenir toutes les maladies qui déciment notre population. Cette technique, testée au Canada, a eu pour effet une division par trois du nombre de morts-nés, et le taux de mortalité semble avoir de nouveau atteint son niveau le plus bas de ces cent dernières années. Rappelons qu'au Canada, il ne reste qu'une dizaine de milliers d'habitants."



Putain.
Ils avaient trouvé. Ils l'avaient. Ce moyen de guérir les enfants.
Ils l'avaient.

Mes pensées se portèrent vers Evan. Il était né cinq ans trop tôt. Aujourd'hui, enfin, le monde tenait apparemment sa solution.
Les six millions d'humains peuplant cette planète tenaient peut-être enfin le moyen de retourner à une vie normale, comme celle que décrivaient les films du XXI° siècle.



Quand je repense à tout ce qui est arrivé depuis ma naissance, j'en ai des frissons. Même avant ma naissance.

En 2050, ils étaient sept milliards sur terre. Nous ne sommes plus que six millions.
Les champs stériles nous privent de fruits, de céréales et de légumes, que nous nous partageons avec des tickets de rationnement.
Des pays entiers ont vu s'effondrer leur économie. Les trois quarts des champs sont en friche pour espérer un jour y replanter.
Le trou dans la couche d'ozone s'est complètement refermé, à cause de l'absence de voitures et de la raréfaction des vaches.
Une vieille centrale nucléaire a fini par crouler sous le poids des ans, et a dispersé ses poussières radioactives dans notre atmosphère, entraînant une baisse de la température moyenne dans l'hémisphère Nord. Au moins, les glaces ne fondent presque plus.



Mais quel prix devrons-nous encore payer pour nos erreurs passées ? Combien de nos enfants vont encore périr dans un monde qui implose ? Combien d'espèces vont encore s'éteindre ?

Qu'allons-nous devenir, nous, les êtres vivants ?






Youp Youp.
Je suis désolée pour ce prologue dont les personnages n'ont rien à voir avec la suite.
Mais fallait planter le décor.
En plus, on a enfin fixé les acteurs et leurs noms.
Enfin presque, deux trois détails à régler, et hop ! La vraie histoire commencera.

I hope you enjoy xD



Tiphs__________





# Posted on Friday, 16 November 2007 at 6:21 PM

Edited on Friday, 23 November 2007 at 1:16 PM

Secteur 1

 Secteur 1


- Mesdemoiselles et messieurs, bonjour.

Un murmure d'excitation parcourut la salle. L'orateur attendit patiemment le retour au calme, puis s'éclaricit la gorge. De nouveau, sa voix rauque et puissante emplit les moindres recoins de l'amphithéâtre C.

- Je suis le docteur Stamper, professeur diplômé en génétique moderne de l'Université Générale.

Le vieil homme dégarni savoura quelques instants l'effet de son annonce. Même si tous les généticiens renommés qui formaient le conseil de chacun des Clans de ce monde sortaient forcément de cette Université, le clamer haut et fort à toute une foule d'individus procurait un plaisir proche de l'extase totale. Et, chaque année, c'était la même chose.

- C'est moi qui ai été chargé de tester les aptitudes que vous a donné la Science de notre Clan.

C'était gagné. L'auditoire était pendu à ses lèvres. Un sourire de satisfaction transparut sur son visage ridé avant de repartir dans les méandres de son discours.

- Si au temps de la Sélection Naturelle, Dame Nature ne nous dotait pas des mêmes atouts, la génétique tient a respecter ce principe, dans le but de préserver un semblant de diversité au sein de notre société. Vous avez tous été créés naturellement, cependant, nous sommes intervenus dans vos gènes lors de votre état de cellule-oeuf afin de vous donner certaines dispositions élémentaires. A savoir la capacité de survivre.
On vous l'a tous expliqué, mais jusqu'à quel point en êtes-vous conscients? Depuis votre enfance vous vivez à l'intérieur des cités couvertes et en sortez sans jamais vous demander pourquoi vous respirez. Pourquoi vous respirez alors que l'air est irrespirable ? Pourquoi les animaux sauvages sont si surveillés et si rares ? Pourquoi cette vie, alors qu'il y a quatre cents ans encore, les gens vivaient sans soucis ?
Parce qu'il y a quatre cents ans, les Hommes ont déterioré la planète jusqu'à un point de non-retour. La vie a bien failli disparaître. Mais, pour la première fois, une espèce avait le pouvoir d'organiser sa survie.
Les gouvernements sont intervenus à temps pour préserver l'humanité. Les généticiens de l'époque ont mis au point de nouvelles technologies visant à modifier certaines fonctions des organismes. Une Arche de Noé gigantesque a été mise en place.
Malheureusement chez nous autres humains, les gènes mutés ne se tranmettent pas aussi bien que chez les animaux. Nous sommes en constante mutation et condamnés à s'adapter à jamais.
Vous êtes le fruit de toutes ces recherches.
Car en plus des caractères mutés généraux, nous vous avons équipé d'autres fonctions, des fonctions faisant de vous des êtres exceptionnels, et ce, dans tous les domaines.
C'est pour cela que vous avez été choisis. Le Clan ADN, votre clan, celui auquel vous devez la vie, a besoin d'une élite combattante.


Une main timide se leva.

- Oui ?

- Cela veut-il dire que nous avons été conçus juste pour nous battre contre les autres clans ?
Demanda un jeune homme, l'archétype parfait du Monsieur-je-sais-tout. Parce que vous n'avez pas été capables d'admirer vos travaux respectifs, mais que vous vous êtes jalousés ?

- Jeune homme, quel est votre nom ?

- Jean-Eudes, monsieur.

- Jean-Eudes, rassurez-vous, vous n'avez pas été retenu pour cette tâche. Je vous invite donc à sortir.


Le jeune homme vira au rouge écarlate, puis se leva et se dirigea d'un pas titubant vers le sas de l'amphi.

- Donc, je disais que vous avez été choisis pour protéger votre clan. Une sorte de FBI, si vous préférez.

Cette allusion fit sourire l'auditoire. Le FBI était une légende de l'ancien monde, et tous les enfants y avaient joué étant petit. Faire partie de la rédemption du FBI était le rêve de n'importe quel gamin un peu rêveur.

- Cette année, vous êtes trente à avoir été choisis. Vous ne serez pas tous dans la même unité. Vous entrerez en apprentissage dans différents groupes existants. Mais je vais cesser de faire durer le suspens, pouffa le scientifique.


Au dernier rang de l'amphithéâtre, une jeune femme soupira:

- Au moins nous avons la chance de n'avoir perdu personne ces dernières années, on aura pas à se coltiner un bleu.

Son voisin ricana. Il avait les cheveux aussi multicolores qu'elle les avait roses.

- Moi ça m'déplairait pas d'avoir une petite nouvelle à harceler.
- Ness*, t'es qu'un obsédé.
- C'est parce que j'suis ton frère.
- Frère génétiquement modifié,
souligna-t-elle en chassant la remarque d'un geste de la main. Donc pas tout à fait mon frère.
- Tu chipotes ma vieille Fransesca*.
- Humhum.
- Moi j'espère qu'il y aura quelqu'un...
souffla une voix évasive.

Ness tourna la tête vers sa propriétaire. Plutôt grande et élancée, les cheveux noirs très courts et un air énergique. Le fantasme de la section.
- Tu penses à quelqu'un en particulier Nalya* ? Demanda Fransesca en inspectant la jeune femme.
- Ouais.
- Une fille ?
- Ness...
- T'es qu'un obsédé, je sais.
- Je pense à ma meilleure amie. Comme elle a un an de moins, elle fait partie de cette promotion.
- Elle est bonne ?
- Ta gueule.
- Nan, sérieux... Alors ?
- Ouais.
- Cooool...


Le regard de Fransesca était rivé sur l'estrade. Elle n'était visiblement pas enthousiaste à l'idée qu'une nouvelle recrue, féminine qui plus-est, vienne troubler leur mécanique si bien huilée. Pour une seule et bonne raison.
Raison qui attendait patiemment, les bras croisés, son regard noir, profond et magnétique balayant lentement la salle, au milieu de tous les autres responsables d'unités.
Lui, c'était Hakou*. Un Asiatique au charisme effarant. Ce n'était d'ailleurs pas pour rien qu'on lui avait confié une section assez importante, incluant l'estorquation d'informations.

- Et merde.


Au son de la voix de Nalya, Fransesca releva la tête. La répartition était terminée. Les recalés sortaient, moroses, tandis que les heureux élus attendaient patiemment à côté de leur nouveau supérieur. Pas de trace d'une quelconque femme.


- C'est ballot, vraiment, ricana une voix fluette.
- Mama*, je te conseille vivement de la fermer.
- Mais Nalya, c'est le destin c'est touut !
- C'est ça, et il me semble que ton cher bon Dieu a écrit dans ton livre à toi que tu allais te manger un gnon si tu la bouclais pas.
- Oh ça va, je blaguais.


Nalya soupira et fouilla la foule des yeux. Elle cherchait quelqu'un en particulier. Des cheveux aussi noirs que les siens, il n'y en avait quand même pas des tas !





* * *





- Bon, on dirait que ce n'est pas non plus pour cette année.

Le petit groupe était revenu dans son QG. Ness s'était affalé sur le canapé noir, tandis que Nalya préparait une infusion. Fransesca étalait son soulagement à haute voix en clopinant à droite à gauche, tapotant les touches des claviers des postes de surveillance et de transmission.


- Bon il fait quoi Hakou ?
- Du ski nautique,
rétorqua Ness.
- Ne parle pas de malheur. Tu sais très bien que l'eau salée nous tue si on est en contact trop longtemps.
- Oh ça va, si on peut même plus rigoler...
- Ce n'était pas de l'humour.
- Nan, de l'ironie, grande soeuuur.
- Pareil.
- Nan.
- Si.
- C'est dingue le nombre de gens qui sont imperméables à l'ironie...
- C'est de l'humour mal placé.
- Exact ! De l'humour qui dérange ! Pourquoi ? Parce qu'il insinue des réponses qu'on ne veut pas entendre, et ça fait mal !
- T'es ridicule.
- Je suis ton frère xD


- Il est fort, chuchota Mama à l'oreille de Nalya, qui esquissa un sourire.
- J'avoue que pour une fois, je suis d'accord avec toi. Pour les démonstrations il déchire grave sa mère.
- Mais sinon, il est où Hakou ?
- Dans ton c*l.
- C'que t'es vulgaire !


Mama se retourna sans voir la langue de Nalya bien tirée dans son dos, et un autre geste obscène avec sa main droite.





* * *





La nuit commençait à tomber, et toujours pas de Hakou.

- Ca m'inquiète.
- Caca, tu sais bien que ça lui arrive souvent, relaxxx !
- Depuis quand tu m'appelles caca, espèce de fiente d'arc-en-ciel ?
- Depuis maintenant, j'trouve ça mignon.
- C'est ridicule.
- C'est toi qu'est ridicule.
- T'es con.
- C'est toi qu'est con.
- AH MAIS TA GUEULE !
- C'est toi ta gueule !
- Bordel Ness, t'as quel âge ?
- C'est toi l'âge.



La dispute fraternelle fut interrompue par le voyant bleu au dessus de la porte d'entrée. Quelqu'un était dans le SAS, en cours d'identification.
Nalya jeta un coup d'oeil aux écrans de surveillance. Hakou était là, et pianotait sur les traceurs Adn. Quelqu'un l'accompagnait, mais son visage était caché par ses cheveux sombres.

Après un temps qui parut interminable, le chef d'unité apparut, un air impénétrable sur le visage.

- Hakou ! gazouilla Fransesca. On commençait à s'inquiéter.
- Hakouchouuuuuu t'es làààà !
Se moqua Ness dans une parfaite imitation de la voix de sa soeur.

Cette dernière rougit jusqu'au oreilles en assenant un coup de poing dans le bras de son frère.

- Qui est avec toi ? Demanda Mama.
- Une nouvelle recrue, répondit Hakou de sa voix grave.
- Quoi ? s'exclamèrent-ils tous en choeur.
- Oooh et tu l'as laissée dans le sas pour qu'on la voit tous en même temps ? S'excita Mama.
- Oui.
- Oooooh bouge pas. Bébert ! Bébert !


Le dénommé Bébert émergea d'une montagne de coussins, les cheveux ébouriffés et le regard ensomeillé.

- Mmmfquoi ?
- Nouvelle recruuue !



Lorsque tout le monde fut prêt, Hakou retourna dans le sas et en ressortit aussitôt, suivi d'une jeune femme d'une vingtaine d'années. Assez petite et fine, elle portait les cheveux au carré, et ses yeux étaient aussi noirs que ses cheveux.
Elle était vêtue d'une combinaison de cuir qui lui donnait un air plutôt fier, même si elle affichait une apparente timidité.

- Il y a eu une erreur lors de la sélection, ils avaient transféré son dossier dans le secteur vétérinaire, mais non, c'était bien ici qu'elle devait venir. Je vous présente donc...
- ELIZEEEEEEN* !
- ... Na... NALYAAAAAAAA !


Les deux jeunes femmes se sautèrent dans les bras l'une de l'autre avant de reprendre contenance.

- Elizen, je te présente Marguerite-Marie, Fransesca, son frère Ness, Bébert, et Nalya.
- Ben... Salut !
- Elle avait pas menti Nalya ! T'es vachement bonne !
- Et toi t'es vachement con !


Ils partirent tous d'un formidable éclat de rire, puis s'installèrent pour la soirée.

La période était creuse, sans missions spécifiques, le moment idéal pour former Elizen à son nouveau job.

La première chose qu'elle apprit fut lors d'une conversation avec tout le monde.
Certes, elle était habituée à voir des gens aux cheveux colorés, mais jamais encore elle n'en avait vu qui en changeaient comme ils le souhaitaient.

- On a été choisis pour ça, expliqua Hakou. Ness, Mama, Nalya, Fransesca et moi-même pouvons changer notre coiffure, des fois même sans nous en rendre compte.
- Heu ?


La splendide chevelure noire et violette du jeune homme passa alors à un rose vif en guise de démonstration, s'allongeant de quelques centimètres.

- Je ne peux pas faire ça.
- Vraiment ? Comment t'es arrivée là alors ?
Demanda Fransesca en croisant les bras, un air de mépris gravé sur son visage.






Mio n'avait pas beaucoup de temps, c'est donc moi qui me suis chargée de la mise en bouche.

Cependant je mets les choses au point tout de suite:
- On a pas encore d'acteur pour Bébert, vous verrez sa tête plus tard XD. Sinon, les étoiles rouges vous mènent aux acteurs.
- CH est une fiction à deux, un exutoire pour deux monomaniaques barrées du ciboulot, mais avec une morale tout de même.
Ne vous attendez pas à un truc trop sérieux, juste assez.
- Les mises à jour seront très aléatoires, car nous faisons passer nos fictions personnelles en permier, ce qui avouez-le est plutôt normal ^^
- Donc il se peut qu'elles soient espacées de plusieurs semaines, voire même de plusieurs mois. Trouver le temps d'écrire et l'inspiration en même temps, ça peut être long ^^



Tiphs_____

# Posted on Monday, 26 November 2007 at 12:19 PM

Edited on Thursday, 29 November 2007 at 12:50 PM

Secteur 2

Secteur 2



- Oui c'est vrai ça, qu'est-ce que tu sais faire ? reprit Ness avec un regard appuyé qui en disait long sur le vrai sens de sa question.
- Boucle-la, Ness.
- Ben quoi ?
- Je fais très bien le gratin de courgettes radioactives, pourquoi ?
ironisa Elizen.
- Mais c'est qu'elle aurait presque de l'humour, la fifille, commenta Francesca avec mépris. On t'a posé une question, tu te crois peut-être trop supérieure à nous pour y répondre ?
- Francesca, temper
, intervint calmement Hakou. Elizen va rester dans notre équipe, alors ça ne sert à rien de se disputer. Je veux être à la tête d'une division soudée, est-ce que c'est bien clair pour tous ?
- "Une division soudée", on appelle ce type de phrase une oxymore. C'est très fréquent dans l'oeuvre de Marcel Proust en particulier qui... -
- Mama, on s'en fout de cet ancêtre
, la coupa Nalya, agacée. Combien de fois faut-il te le dire ?
- Et combien de fois faut-il te dire que mon nom est Marguerite-Marie Alacoque ? Je suis très fière de le porter, l'une de mes aïeules très très lointaines portait exactement le même et elle a vu notre sainte mère la Vierge Marie à...


La voix froide d'Hakou, dans laquelle commençait à pointer un sérieux agacement, s'éleva.

- Vous le dites si vous voulez que je me retire. Je parle dans le vide ou quoi ?

Le charisme du chef fit instantanément effet. Tous se turent et baissèrent la tête comme des gamins pris en faute.

- Bien. Elizen ici-présente appartient donc désormais et de façon irrévocable à notre section. Ne croyez pas que parce qu'elle est nouvelle elle n'a rien à nous apprendre... Je vous signale qu'elle a le gène muté "caméléon".

Au silence impressionné qui suivit, on pouvait se douter que le gène "caméléon", c'était pas un truc de tantes.

- Je l'crois pas, siffla Ness, admiratif.
- Moi non plus, reprit Francesca avec aigreur, fâchée de voir placée sur un piédestal cette nouvelle qui lui déplaisait déjà profondément, ne serait-ce que par la façon dont Hakou semblait la protéger.
- Dans ce cas, Elizen, tu sais ce qui te reste à faire, l'encouragea Nalya en souriant.

Tous les regards se braquèrent sur Elizen qui en ressentit un certain malaise. Elle devinait qu'il y avait de l'enjeu dans cette démonstration. De celle-ci dépendrait son intégration dans l'équipe. Ce n'était pas le moment de rigoler.
La jeune fille observa de façon circulaire la pièce avant de fermer les yeux. Sa concentration se fit intense. En quelques secondes à peine, elle était colorée des pieds à la tête exactement comme le décor. Un ordinateur sur le ventre et des lampes sur le front, youpi. En fait, on ne la distinguait plus. C'était comme les camouflages de l'armée américaine dans les temps anciens, mais en un peu plus efficace quand même.

- Wow, on la voit plus ! s'exclama Ness, comme s'il était besoin de le préciser.
- Hm, nous considèrerais-tu comme des obturés du globe oculaire ? lui lança poliment Bébert.
- Pour des quoi... ?
- Des aveugles
, traduisit Nalya. Alors, vous voyez bien qu'Elizen est balèze !
- Mouaif. Enfin, je crois me souvenir que le gène "caméléon" a un talon d'Achille...,
insinua perfidement Francesca, bien décidée à ne pas laisser la situation partir en pâté.
- Un... ?
- Un point faible, Ness.
- Oui
, confirma Elizen à contrecoeur en reprenant son apparence normale. Le motif écossais.
- Ha !
s'exclama triomphalement sa rivale.
- Le motif écossais ??
- Oui. Placée devant un motif écossais, une personne possédant la mutation "caméléon" ne peut pas se métamorphoser. Pire, ça fait comme une sorte de court-jus intérieur qui ravage son organisme et remonte jusqu'aux neurones - elle est bonne pour l'hôpital psychiatrique jusqu'à la fin de ses jours.
- Vous voyez bien qu'un point faible pareil ne ferait que nous encombrer
, conclut Francesca.
- Oui, enfin le coin abonde pas tellement de motifs écossais..., se moqua son frère.
- Toi, tu...
- STOOOP ! De toute façon, quoi qu'on y fasse
, ajouta Nalya, le clan a ordonné qu'Elizen soit dans notre équipe, et point barre. Ca se limite à ça.

C'est à ce moment qu'Hakou reprit son discours de leader comme si le dialogue qui venait de se faire n'avait pas plus d'importance qu'un pet d'âne mort (merci Rabelais).

- Je suppose qu'il n'est pas besoin de vous faire un dessin pour que vous deviniez l'intérêt d'Elizen pour une section comme la nôtre. A moins que les labo et les entrepôts d'armes de nos ennemis soient décorés de tapisseries à motifs écossais, elle sera un atout capital. Je compte sur vous pour lui fournir le meilleur des entraînements, et nul doute que l'équipe comptera bientôt un nouveau membre au niveau. Je vous laisse, je dois joindre nos supérieurs. Merci de votre attention.

Concluant ainsi son discours avec la solannité qui lui était coutumière, le jeune homme se retira dans une pièce attenante, laissant ses coéquipiers dans l'anarchie. Oui parce que quand il n'était pas là, c'était l'anarchie. (Notez son égoïsme).

- Bon, alors ! s'exclama Ness, limite se frottant les mains. Elizen, ma belle, je suppose que tu n'as rien de prévu ce soir ? Hé, elle m'écoute pas !

En effet, celle-ci était plongée dans une joyeuse discussion avec son amie Nalya. Le plaisir de pouvoir enfin lui parler pour de vrai lui rosissait les joues, la rendant vraiment très jolie.

- Je crois que ton timbre vocal n'interpelle pas ses organes auditifs.
- Merci du commentaire, Bébert.


Les deux filles continuaient à converser avec animation, les yeux brillants. Francesca haussa les épaules, sa poitrine arrogante bombée vers l'avant comme d'habitude. Elle partit bouder dans un coin de la salle.
Elizen observa enfin ceux qui restaient. Ness, immense et maigre, les cheveux en pétard, était celui qui détonnait le plus. Mama avait un look très sage et strict, limite petite bourgeoise de la période historique qu'ils avaient baptisée " rayures-slims-ballerines " (la mode vestimentaire était la méthode de datation la plus fiable, celle au carbone 14 étant trop vieillote et relativement peu précise). Bébert, lui, était totalement débraillé, affalé sur un canapé, vautré au milieu de piles de fringues et d'instruments techniques très précis qu'il ne se gênait pas pour écraser au moindre mouvement. Il y avait un étrange décalage entre sa façon ampoulée de parler et son allure générale. Sans parler de son prénom.
Nalya finit par se décider à ne pas accaparer la nouvelle recrue.

- Bon, si tu vis avec nous, j'vais te préciser un peu les p'tites manies de tout le monde, parce que c'est un truc qu'il faut vraiment maîtriser avec cette bande, tu peux m'croire. Alors bon, Hakou, comme tu l'as vu, il parle peu et bien, et il faut le faire pour lui arracher une parole un peu personnelle, un peu gentille. Mais c'est un excellent chef. Avec lui, on a très rarement échoué.

Elle baissa la voix.

- Bon, alors, après y a Francesca. Elle est tellement raide de Hakou qu'elle hait profondément la moindre fille qui gravite autour - donc elle nous hait toutes. Caractère de cochon. Mais ça aussi tu l'avais remarqué. Dès qu'Hakou est dans les parages, elle tourne carrément au ridicule. Mais ça faut pas l'dire, personne est censé avoir remarqué qu'elle l'idolâtre, heein. La grande courgette là, c'est son frère. Bon, Ness, tu l'as compris aussi, c'est l'inverse : il adore toutes les filles. Il se prend pour un tombeur... Ne le contrarie pas, va. Il faut bien qu'il se fasse plaisir. C'est aussi le meilleur ami d'Hakou. La vie fait bizarrement les choses pas vrai ? Mais c'est une bonne nature, il met l'ambiance, et ce qui est drôle c'est qu'il fait souvent chier sa soeur. En fait c'est un peu un chieur de nature, du genre qui va te vanner pendant une semaine si t'as le malheur de faire tomber une feuille de salade en mangeant.
- Je vois.
- Bébert et Mama, c'est encore autre chose. C'est un peu des autistes. Mama est passionnée à fond d'histoire, mais plutôt de la période "robes à crinoline-perruques-soutane". Elle vit dans son monde. Parfois elle parle de trucs un peu moins antiques, comme Marcel Proust - celui-là, t'es pas prête de plus en entendre parler. Dieu, monarchie et littérature, c'est son credo. Surtout, ne lui parle pas de sexe - elle ne sait même pas que ça existe.
- A ce point ?
- A peu près. Et elle est très fière de son nom complet, alors surtout si tu veux l'embêter appelle-la Mama comme moi.
- Et Bébert, c'est son vrai nom ?
- Bien sûr. Bébert Ricardou. Lui, il est aussi un peu dans son monde. Il est aussi très énervant, dans le genre monsieur-je-sais-tout. Comme tu l'as peut-être remarqué, son style c'est de compliquer toutes ses phrases.
- Bébert ne complique pas, c'est juste un garçon très périphrastique,
ne put s'empêcher d'intervenir Mama.
- Oui, bon, quand est-ce que tu le demandes en mariage ? Bref. Comme tu le vois, c'est un peu la section "fourre-tout". Mais au final l'équipe fonctionne pas si mal.
- C'est vrai que l'ambiance a l'air sympa.
- Heu, tu trouves vraiment ?
- Je t'assure,
répondit Elizen en souriant. Je suis sûre que je vais me plaire ici.
- Et moi je suis sûre qu'un nombre pair, c'était nettement mieux,
lança acidement la voix de Francesca depuis le bout de la pièce.

La porte de la salle latérale s'ouvrit brutalement sur Hakou.

- Francesca, Nalya, à vos postes. Le centre nous envoie un ordre de mission.

Les deux jeunes filles foncèrent sur des sièges disposés devant des postes de commande aux mille boutons, qui semblaient atrocement complexes. Francesca se montrait particulièrement empressée - Elizen savait maintenant pourquoi. Voyant que son amie ne faisait plus attention à elle, elle se dirigea vers Ness qui marmonnait, assis sur une chaise.

- Qu'est-ce que tu dis, Ness ?
- Je chante.
- Qu'est-ce que tu chantes ?
- C'est un chant ancien. Je m'intéresse beaucoup à la culture des siècles passés. Je crois que c'était une sorte d'invocation rituelle, lorsque nos ancêtres primitifs faisaient des prières, ou quelque chose du genre. En tout cas, le langage est étrange et dur à déchiffrer.
- Ca ressemble à quoi ?
- Ca fait un truc du style : "Talatucuelpoalegriamacarena, djjksnhcujbeucnbuena, talatucuelpoalegriamacarena, HEEEY MACARENA ! HAî !"
- Wow... C'est que t'en connais des trucs,
commenta la jeune fille, admirative.
- Hm, c'est vrai, j'te plais ?
- Heu, j'ai pas dit... Oh, ça alors !


Elizen regarda avec admiration les cadrans s'emballer, des lumières clignoter dans tous les sens, tandis qu'une sorte de film de pellicule, extrêmement mince, sortait d'une fente en s'enroulant lascivement sur lui-même. Lorsque la machine se calma, Nalya s'empara du film avec des gants et le passa précautionneusement à Francesca, qui le plongea dans une cuve chauffée, remplie d'une mousse étrangement rosâtre et bouillonnante. A peine l'avait-elle retirée qu'il devint d'un vert fluo remarquable. Elizen dut détourner les yeux tant la couleur était insoutenable. Sa rivale lui jeta un regard méprisant.

- Bon, Francesca, tu le mets dans le décodeur ?
- Oui c'est bon, fous-moi la paix. Passe-moi un bécher.
- C'est toi le bécher !
s'exclama Ness, rayonnant.

Sa soeur faillit dire quelque chose mais elle se contint en levant les yeux au ciel. A quoi bon ? Lorsque le film cessa de trembloter et d'émettre des bulles baveuses, il fut sorti de son bécher et inséré dans une nouvelle machine, plus petite mais non moins étrange. Celle-ci s'agita un moment, émit même des chocs électriques, avant de crachoter un papier imprimé. Alors qu'Elizen contemplait toutes ces manoeuvres avec perplexité, elle entendit la voix de son amie près d'elle.

- Oui, c'est très protégé tout ça, comme tu l'vois. C'est long à mourir. Et c'est idiot. Mais bon, le président a toujours raison même s'il est con hein ? Là c'est pareil.

C'est Hakou qui arracha l'ordre de mission (enfin) clair et explicite de son support. Il le parcourut rapidement.

- Bon. C'est pour demain soir, alors il va falloir se tenir prêts. Il semblerait qu'un autre clan soit en passe d'expérimenter un nouvel ordinateur très puissant qui leur permettrait d'avoir accès au réseau mondial. Je vous laisse imaginer les dégats. Nous avons pour mission d'infiltrer leur base et de trouver le prototype.
- On doit voler les plans et les données ou le détruire ?
- Comme d'habitude : au plus voler les plans, au moins le détruire.
- Quel ensemble d'individus armés et génétiquement spécifiques allons-nous affronter de façon indirecte et sournoise ?
- Tu veux dire Bébert, quel clan on va cambrioler ?
- En quelque sorte.
- Les Endives Désintégratrices de Folklore.
- Les EDF ! Encore eux !


Elizen observa les réactions. Tous étaient en train de pester. Tous... sauf Nalya, qui avait subitement pâli et eu un mouvement de recul involontaire. Lorsqu'elle croisa le regard interrogateur de son amie, celle-ci se ressaisit et esquissa un faible sourire avec un geste de la main qui semblait répondre : "non, tout va bien."

- Et... Qu'est-ce qu'on va faire d'Elizen ?

Ils se tournèrent tous vers elle. Elle venait d'arriver, n'avait donc pas été préparée ni à se battre, ni à se servir de leurs nombreux gadgets, enfin bref, rien du tout. La jeune fille sentit un certain désespoir l'envahir. Elle ne voulait pas être reléguée au placard.

- Eh bien... Je pourrais venir ! lança-t-elle joyeusement. Ne vous en faites pas pour moi !
- Venir ?!
se récria Francesca en haussant les sourcils. Ce n'est pas pour toi que je m'en fais, c'est pour nous !

Hakou prit la parole pensivement.

- Après tout, on aura toute cette soirée et la journée de demain pour lui inculquer les bases. Après... j'ai toujours dit qu'il n'y avait pas de meilleur entraînement qu'une vraie mission. Ce sera le moment de tester ses aptitudes, qu'en dites-vous ?
- Hakou, j'en dis qu'elle va tous nous mettre en danger ! Elle...
- Merci de ton avis, Francesca,
la coupa le jeune homme d'une voix glaciale. Le chef ici, c'est moi. En fait ce n'était pas une question.

Secouée par ce reproche cinglant, la jeune femme rougit et essaya de bafouiller des excuses, mais de toute façon il se détournait déjà d'elle pour se diriger vers la salle d'équipement, ordonnant à Elizen de le suivre. Marguerite-Marie se rapprocha de Francesca comme si elle s'apprêtait à la consoler.

- En fait, si l'on veut être exact, c'était une question, mais ce qu'on appelle une question réthorique.
- Mama, un jour tu vas te faire frapper, tu vas pas comprendre ce qui va t'arriver.
- Dieu me protège.





La scène est cuite youhouh ! J'espère que vous vous êtes autant marrés à la lecture que moi quand je l'ai reçue XD.
TOUS les éléments végétaux et minéraux et même extra-terrestres se sont ligués contre Mio lors de la rédaction de la scène.
J'vous jure, elle vous l'expliquera plus tard huhu. (Tiphs.)


Je voilà moi explicazion. OUI, personne ne voulait que vous ayez cette suite, c'est sûr. Tout le monde s'est ligué contre vous (et moi, accessoirement) : les sosies de Garrett, les pickpockets, Harry Potter, une espèce de conne dont le défaut majeur est d'être plus jolie que moi, ma grand-mère, Martin Mystère, ma mère, mon ancien lycée, mes bulletins trimestriels de CM2, la pluie, une grrrrosse conne qui est accessoirement ma voisine de chambre à l'internat et qui n'adôôre rien tant que lire les mails des gens même quand elle les connaît pas, Francesca (oui y en a une, elle existe, mais elle est pas pareil, ça non), ce trouduc de fils de général à la con, mes profs, Bébert (c'est l'ordi de l'internat), Anna (arg), Benoît Magimel, bref : tout le monde vous dis-je. Là, actuellement, je ressens le besoin oppressant de commettre un meurtre. Sur n'importe qui, m'en fous. Enfin, si ça pouvait être plutôt le pickpocket qui m'a laissée sans un sou à Paris, la connasse qui drague Harry Potter dans les escaliers ou la liseuse de mail, ce serait encore mieux. Ou alors, qu'un cataclysme intersidéral empêche les concours blancs, ce serait le pied.



Mio._____





# Posted on Tuesday, 11 December 2007 at 9:19 AM

Edited on Wednesday, 12 December 2007 at 1:23 PM